L’Emirat d’Abou Dabi se situe dans le sud et l’ouest des Émirats arabes unis dont il représente environ 80% du territoire. La majorité de l’émirat est occupé par le désert du Rub al-Khali et la côte sur le golfe Persique est majoritairement occupée par des sebkhas. L’émirat possède des frontières avec l’Arabie saoudite au sud et à l’ouest, avec Oman à l’est et avec les émirats de Dubaï et de Charjah au nord. Il ne possède ni enclave, ni exclave.
La ville se situe sur la côte, dans le nord de l’émirat. À l’origine cantonnée sur une île en forme de « T » qui s’avance dans le golfe Persique, elle s’étale aujourd’hui dans le désert.
Abou Dhabi en tant que capitale politique s’est longtemps voulue très calme et conservatrice tandis que Dubai innovait au niveau économique et architectural. Elle est, à présent, entrée en concurrence avec cette dernière. C’est ainsi qu’à sa suite, elle a ouvert l’accès aux étrangers à l’investissement immobilier, elle a levé les restrictions sur les visas et elle développe un projet touristique caractérisé par la recherche d’une offre culturelle.
En 2006, elle comptait 619 316 habitants.
La devise officielle des Émirats Arabes Unis est le dirham
Abou Dabi est l’émirat le plus riche des Émirats arabes unis en termes de PIB par habitant. La valeur moyenne nette des 420, 000 citoyens d’Abou Dabi est de 62 million de dirham et la ville seule investit plus de 1000 milliards de dollars dans le monde. Le PIB par habitant est de 63,000 dollars, ce qui représente bien plus que le revenu moyen par habitant aux Émirats arabes unis. Abou Dabi est ainsi troisième en termes de revenu par habitant après le Luxembourg et la Norvège. Abou Dabi et le Cooperation Council for the Arab States of the Gulf (GCC) ont forme un partenariat et Abou Dabi prendra en main 29% des projets du groupe. Les Émirats arabes unis ont une économie florissante : en 2006, le revenu par habitant a augmente de 9%, le PIB par habitant atteignit $49,700 , classant le pays au troisième rang dans le monde en termes de pouvoir d’achat. Abou Dabi joue un rôle important dans l’économie mondiale. Les fonds souverains d’Abou Dabi, Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), dont la valeur totale est estimée à 875 milliards de dollars, est le fond souverain le plus important au monde par la valeur totale de leurs actifs. Etihad Airways, la compagnie aérienne nationale des Émirats arabes unis est basée à Abou Dabi.
La grande mosquée Cheikh Zayed est ornée de 80 dômes de sept tailles différentes, de quatre minarets d’une hauteur de 107 m chacun et de 1 096 colonnes de marbre incrustées d’une mosaïque de pierres précieuses représentant des fleurs de palmiers. Troisième mosquée au monde par sa taille, elle peut accueillir près de 32 000 fidèles.
Seule mosquée de la ville accessible aux non-musulmans, elle symbolise la tolérance religieuse et l’esprit d’ouverture prônés par Zayid bin Sultan Al Nahyan.
Les étudiants d’Abou Dabi bénéficient des programmes des plus prestigieuses universités du monde. « Ici, nos étudiants peuvent tout aussi bien étudier des nus d’Auguste Rodin que de débattre sur le statut de Jérusalem. Du jamais-vu dans un pays musulman ! », a dit Zayid bin Sultan Al Nahyan. Près de 69 000 Émiratis sont inscrits en études supérieures, parmi lesquels 66 % de femmes.
Les arts populaires et l’artisanat traditionnel d’Abou Dabi, en particulier les arts du spectacle, sont avant tout le produit de l’interaction des ancêtres locaux avec leur environnement. La musique et les danses folkloriques, servent à exprimer le courage dans les guerres, ou encore la joie à l’occasion d’un mariage ou évoquent simplement les temps anciens où certaines chansons rythmées divertissaient les ouvriers, comme les plongeurs de perles. Les femmes, elles, consacraient leur temps libre à diverses activités manuelles, comme la broderie, le tissage de châles (avec des fils d’or) et de tapis, la poterie, le tissage de paniers et les tatouages au henné. Aujourd’hui, l’envie de préserver et de promouvoir les arts traditionnels, l’artisanat et le patrimoine est plus forte que jamais, et elle est encouragée par plusieurs associations artistiques et culturelles locales, par des concours et par des projets visant à reconstituer les anciens villages de pêcheurs, les marchés traditionnels et les tentes de bédouins. De même, on assiste à un renouveau des arts littéraires, et en particulier de la poésie, qui se sont épanouis à travers toute l’Arabie pendant des milliers d’années. L’architecture locale, par ailleurs, possède des traits distinctifs propres à Abou Dabi. Bien que les maisons de terre aux toits en feuilles de palmier d’autrefois aient presque disparu, l’architecture particulière des maisons construites pendant la première moitié du XXe siècle est toujours présente, même dans les maisons modernes. La vie culturelle d’Abou Dabi tourne principalement autour de l’islam, que ce soit dans le domaine de la littérature, des arts ou de la fête. Bien que l’islam soit la religion officielle à Abou Dabi, les communautés d’expatriés aux diverses croyances célèbrent leurs fêtes religieuses dans l’émirat.








