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Sunday February 5th 2012

Égypte

   

Capitale: Le Caire

Population: 65,9 millions (1998) 

Groupe majoritaire: arabe dialectal égyptien (66,7 %) 

Groupes minoritaires: arabe bedawi (1,1 %), arabe libyen (0,4 %), arabe leventin du Nord (0,1 %), arabe taizzi-adeni (0,1 %), siwi (berbère), domari (tsigane), kenuzi-dongola, nubien, nobiin, turc, albanais, amharique, oromo, arabe standard 

Langues coloniales: français et anglais

Système politique: république présidentielle

La pays est divisé administrativement en 26 gouvernorats (muhafazat, singulier :muhafazah): Ad Daqahliyah, Al Bahr al Ahmar, Al Buhayrah, Al Fayyum, Al Gharbiyah, Al Iskandariyah, Al Isma’iliyah, Al Jizah, Al Minufiyah, Al Minya, Al Qahirah, Al Qalyubiyah, Al Wadi al Jadid, Ash Sharqiyah, As Suways, Aswan, Asyut, Bani Suwayf, Bur Sa’id, Dumyat, Janub Sina’, Kafr ash Shaykh, Matruh, Qina, Shamal Sina’, Suhaj. Ces gouvernorats sont de population et de superficie très inégales.

Le nom de l’Égypte proviendrait de l’ancien égyptien hikuptah signifiant «château du ka (âme) de Ptah», un des noms de Memphis dont les Grecs firent Aiguptos pour l’appliquer à l’ensemble du pays. En arabe, le mot Égypte se dit misr («grande ville» ou «capitale»), du nom de la nouvelle capitale bâtie à Fustat fondée sous le premier calife fatimide d’Égypte, Ubaydallah al-Mahdi, au Xe siècle, appelée misr al-qâhira («la capitale victorieuse»), aujourd’hui Le Caire.

2 Données démolinguistiques

L’Égypte est le pays le plus peuplé de tout le monde arabophone: 65,9 millions (1998), mais 70 millions (estimation de 2004). La formation du «peuple égyptien» remonte très loin dans le temps, soit vers 3500 avant notre ère, lorsque des populations de souche chamito-sémitique s’établirent dans le pays. La population actuelle est issue de ce fonds très ancien, ainsi que des apports liés aux invasions qui marquèrent l’histoire du pays: les Libyens, les Grecs, les Romains, mais surtout les Arabes qui conquirent la région au VIIe siècle de notre ère. La population égyptienne fut à partir de cette époque presque totalement arabisée et islamisée. Aujourd’hui, il ne subsiste des populations proto-arabes qu’une petite minorité nubienne habitant depuis des millénaires les villages du sud de l’Égypte et du nord du Soudan.  Bref, la langue que parlent les arabophones contemporains n’a rien à voir avec la langue égyptienne des pharaons. 

2.1    L’arabe

La plupart des Égyptiens d’aujourd’hui parlent une variété d’arabe dialectal appelée «arabe égyptien», «arabe saidi», «arabe algérien», «arabe marocain», «arabe du Golfe, «arabe soudanais», «arabe bedawi», «arabe libyen», «arabe leventin» et «arabe taizzi-adeni». L’arabe égyptien est la langue la plus courante, car elle est parlée dans une proportion atteignant au moins 66,7 % (Arabes égyptiens et Coptes) de la population totale. Suivent l’arabe saidi (23,1 %), l’arabe algérien (1,7 %), l’arabe marocain (1,7 %), l’arabe du Golfe (1,6 %), l’arabe soudanais (1,6 %), l’arabe bedawi (1,1 %), l’arabe libyen (0,4 %), l’arabe leventin du Nord (0,1 %), l’arabe taizzi-adeni (0,1 %). L’arabe standard ou arabe classique n’est parlé comme langue maternelle que par les Syro-Libanais (63 000 locuteurs) et les Juifs (plus de 700 locuteurs).

La croisière débute dans la ville Louxor et mènera le voyageur jusqu’aux portes de la Nubie, dans la ville d’Assouan, située au sud du pays. Le point de départ de la croisère, Louxor, offre une multitude de sites à découvrir dont le fabuleux temple de Amon à Karnac, le plus grand et le plus complexe site architectural de toute la Haute Egypte, dédié au dieu Amon. Il suffit de s’abandonner quelques instants dans la salle hypostyle et d’admirer sa forêt de cent trente quatre colonnes dressées vers le ciel et caressées par les rayons du soleil pour être conquis. A Karnac, les dessins figurant sur les murs ou les pylônes et relatant rites religieux ou exploits militaires, sont un livre ouvert sur le passé. Dans le prolongement, le temple de Louxor avec ses deux colosses de Ramsès II et son obélisque fait lui aussi partie des incontournables.

L’autre côté du fleuve réserve également d’autres surprises. En effet, sur la rive gauche s’étendent les nécropoles thébaines. C’est là que les pharaons de la XVIIIème dynastie firent en premier construire leurs tombeaux, creusés dans les falaises calcaires, à l’abri -croyaient-ils- des pillards. Afin de préserver le plus possible l’état originel des lieux, les tombes ouvertes au public varient selon les périodes. Vous pourrez peut-être pénétrer dans les sanctuaires de Toutankhamon ou et contempler les peintures murales représentant le voyage dans l’au-delà de l’illustre défunt.

Le bateau de croisière naviguera ensuite vers Esna, Edfou puis Kom Ombo. Autant de petites bourgades qui recèlent de sites architecturaux magiques, construits à différentes époques et habités par des maîtres des lieux orgueilleux ayant laissés l’empreinte de leur histoire gravée dans la pierre. Le bal des felouques (bateaux typiques à voile triangulaire) annonce l’arrivée du bateau à Assouan, là où le fleuve s’écarte pour devenir lac. La végétation luxuriante côtoie désormais les dunes du désert de Nubie. Au milieu de cette nature extravagante, se trouve la petite île de Philae qui abrite le charmant temple d’Isis, sauvé des eaux par l’Unesco. Le soir, le spectacle de son et lumière est un enchantement. Avant de retourner à Louxor, les plus aventuriers pourront opter pour une escapade à Abou Simbel à trois cents kilomètres d’Assouan (accès par avion ou par bus). Surplombant le lac Nasser et creusé dans la montagne, ce temple témoigne de la démesure pharaonique.

Le périple ” au fil de l’eau ” touche à sa fin. Le soir venu, à Louxor ou à Assouan, lorsque le soleil se couche et nappe les eaux du Nil d’une couleur rouge et or, c’est le cœur de l’Egypte moderne qui s’enflamme et bat aux rythmes des souks, des cafés et des volutes de narguilés. Le visiteur fasciné par les étoffes bigarrées, enivré par les odeurs des épices et excité par le brouhaha incessant, se laisse transporter, ravi, dans la cohue.
Et à l’issue du voyage, une réflexion vient inévitablement à l’esprit : c’est bien l’Egypte telle qu’on l’a rêvée et espérée qui nous attend.

 

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