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Friday September 3rd 2010

Maroc

Carte Maroc

Pays d’Afrique du Nord limité au nord par l’océan Atlantique, le détroit de Gibraltar et la Méditerranée, le Maroc est un pays montagneux. Les Atlas se composent de trois chaînes : Le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l’Anti-Atlas. Le désert du Sahara commence au sud du pays. Au Nord, les montagnes du Rif, séparées de l’Atlas par le couloir de Taza, s’étendent jusqu’à la Méditerranée.
drapeau
Le drapeau du Maroc est rouge. C’est celui de la dynastie alaouite au pouvoir depuis le XVIIe siècle. Les dynasties précédentes, Mérinides et Saadiens, utilisaient un drapeau blanc.
Une étoile verte a été rajoutée en son centre quand le Maroc est devenu un protectorat français de façon à distinguer l’étendard du Maroc des autres drapeaux rouges. Cette étoile a été conservée après l’indépendance.

 

Capitale: Rabat

Population: 29,1 millions (2000) Langue officielle: arabe classique Groupe majoritaire: arabe dialectal ou marocain (60 %) Groupes minoritaires: amazighe (40 %), français, espagnol Langue coloniale: français Système politique: monarchie parlementaire Articles constitutionnels (langue): préambule de la Constitution de 1996 (première phrase) Lois linguistiques: le décret no 2-78-455 du 25 chaoual 1398 relatif aux écoles normales supérieures (B.O., 4 octobre 1978); le décret no 2-78-452 portant réforme du régime des études et des examens en vue de la licence en droit; l’arrêté du ministre de l’Éducation nationale no 542-86 (15 rejeb 1406) instituant un certificat de fin d’études préparatoires et organisant les modalités et les conditions de son obtention (B.O., 21 mai 1986); circulaire n° 53/98 datée du 11 décembre 1998.
Le Maroc est un État d’Afrique du Nord limité au nord par l’océan Atlantique, le détroit de Gibraltar (15 kilomètres) et la Méditerranée, à l’est et au sud par l’Algérie et au sud-ouest par la Mauritanie . Le Maroc est donc situé à l’extrême nord-ouest de l’Afrique, juste en face de l’Europe, dont il n’est séparé que par les 17 km du détroit de Gibraltar. Le Maroc fait partie des États du Maghreb dont c’est le pays le plus occidental.
Avec ses 446 550 km², sans le Sahara occidental dont il revendique le territoire, le Maroc est le plus grand pays de la région après l’Algérie. Pour l’instant, le Sahara occidental n’a pas encore trouvé de statut définitif au plan juridique, soit plus de trente ans après le départ des »Espagnols en 1976. Selon l’ONU, le Sahara occidental figure sur la liste des «territoires non autonomes», selon l’ONU. Dans les faits, le Maroc contrôle et administre environ 80 % du territoire, alors que le Front Polisario, pour sa part, n’en contrôle que 20 %.
Le Maroc est découpé en wilayas, provinces et préfectures. Le royaume du Maroc comprend 16 «régions administratives» divisées en 17 wilayas, ces dernières sont subdivisées en 71 provinces et préfectures (sans compter les 1547 communes urbaines et rurales)

La population légale du Maroc a atteint 29.891.708 habitants, dont 29.840.273 Marocains et 51.435 étrangers, enregistrant une progression de 14,6% par rapport à 1994, révèlent les résultats du recensement général de la population et de l’habitat, réalisé entre les 2 et 20 septembre 2004.

De par sa localisation géographique sur le territoire national, cette population compte 16.463.634 citadins contre 13.428.074 ruraux, soit un taux d’urbanisation de 55,1%.
Le taux d’accroissement démographique annuel moyen est de 1,4% contre 2,1% entre 1982 et 1994.
Près du tiers de cette population est concentré dans les régions du Grand-Casablanca (3,6 millions), de Souss-Massa-Draa (3,1 millions) et de Marrakech-Tensift-Al Haouz (3,1 millions) et le reste est réparti selon des proportions variant entre 0,3% à Oued Eddahab-Lagouira et 8,3% à Tanger-Tétouan..

La langue arabe s’est introduite au Maroc au VIIe siècle, notamment dans la partie nord-ouest du pays. L’arabe s’est implanté encore davantage auprès des populations berbères à la suite de la fondation de la ville de Fès par Idris II en 808. À partir du 1118, le Maroc vit arriver un flux massif de tribus hilaliennes qui arabisèrent profondément la population locale. Puis, suite à la Reconquista espagnole du XVe siècle, le pays reçut des centaines de milliers d’Andalous arabophones qui s’installèrent dans des centres urbains comme Rabat, Fès, Salé et Tétouan.  C’est alors que le processus d’arabisation s’amplifia et atteignit tout le nord du pays.

On estime que 65 % de la population actuelle du Maroc parle l’arabe comme langue maternelle. Mais le Maroc, à l’instar des autres pays arabophones, compte deux types d’arabe: l’arabe classique et l’arabe dialectal.

L’arabe dialectal (ou arabe marocain) reste la langue maternelle de tous les Marocains arabophones. Il sert généralement d’outil de communication entre les locuteurs arabophones et berbérophones. Bien qu’il soit socialement dévalorisé, l’arabe dialectal constitue la langue la plus employée dans tout le Maroc. Comme ailleurs, l’arabe dialectal connaît plusieurs variétés: on oppose souvent les dialectes urbains aux dialectes ruraux (ou bédouins), les dialectes orientaux ( Tanger, Tétouan, etc.) aux dialectes du Gharb ( Casablanca, Kénitra, etc.), les particularismes de type rbati (Rabat), fassi (Fès), marrakchi (Marrakech), etc.  L’arabe marocain et le berbère (avec ses variétés) demeurent les langues maternelles de la quasi-totalité des Marocains.

Quant à l’arabe classique, il n’est la langue maternelle d’aucun Marocain et il n’est pas utilisé comme véhicule spontané de communication, pas plus au Maroc que dans tout autre pays arabe. L’arabe classique demeure pour tout arabophone la langue de la prédication islamique et de l’enseignement religieux (la langue du Coran), puis celle de la langue écrite en concurrence surtout avec le français. Mais c’est également la référence et l’outil symbolique de l’identité arabo-musulmane.  Aux yeux des nationalistes, l’arabe classique représente le moyen de lutte contre l’oppression linguistique exercée par l’Occident à travers ses langues, que ce soit le français, l’espagnol ou l’anglais. Qu’il soit dialectal ou classique, l’arabe fait partie de la famille des langues chamito-sémitiques (ou afro-asiatiques).

Depuis la signature du traité de Fès, le 30 mars 1912 jusqu’à la proclamation de l’indépendance le 2 mars 1956, le français était la langue officielle du régime du protectorat et de ses institutions. Même après cette date, le français a conservé un rôle privilégié en tant que première langue étrangère langue seconde généralisée du Maroc. Les dirigeants marocains ont pourtant entamé une ambitieuse politique d’arabisation qui s’est poursuivie avec effort jusque vers 1976, avant de connaître un certain essoufflement. Aujourd’hui, un certain pragmatisme semble avoir pris la relève, qui a fait place à la «cohabitation linguistique». Le Maroc compte encore quelque 80 000 Français et 20 000 Espagnols. Il y a aussi un certain nombre de Marocains qui ont perdu leur langue arabe marocain: ce sont ceux qui ont émigré en France et qui sont revenus après plusieurs années.

Le français est la seule langue au Maroc, qui puisse prétendre d’être à la fois lue, écrite et parlée, tout en étant la langue de toutes les promotions sociales et économiques. La langue française a gardé des positions importantes dans l’éducation, la politique, l’Administration et les médias, ce qui n’est pas rien, il va sans dire. Il ne faut pas oublier que la France est demeurée le principal partenaire économique du Maroc, voire le premier client, le premier investisseur, et le premier formateur de cadres marocains à l’étranger. De son côté, le Maroc participe aux Sommets de la Francophonie et adhère à l’Agence universitaire francophone (AUF), à l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF), ainsi qu’à divers autres organismes internationaux francophones.

Le français n’est pas connu par tous les Marocains. Pour parler et lire le français, il faut avoir fréquenté l’école jusqu’à la fin du secondaire. Comme près de 50 % des enfants marocains ne terminent pas leur secondaire, il arrive qu’ils oublient ensuite le peu de français qu’ils ont appris. Bref, le français est connu et utilisé par tous ceux qui ont fait des études universitaires, qui tiennent des commerces importants, qui font des affaires, qui jouent un rôle primordial dans la vie culturelle de la nation ou qui sont en contact régulier avec les touristes. Beaucoup de Marocains peu instruits ne parlent donc que l’arabe dialectal.

L’espagnol est présent sur le territoire marocain depuis la chute de Grenade en 1492 et ensuite l’arrivée des Maures et des Juifs chassés d’Espagne. Cette langue est devenue plus «populaire» à la suite de la colonisation espagnole à la fin du XIXe siècle, surtout dans le Sahara occidental.  La conférence d’Algésiras (1906), qui entérinait l’intervention des puissances occidentales au Maroc, reconnut à l’Espagne et à la France des droits particuliers. En dépit de l’opposition de l’Allemagne, le traité de protectorat, finalement imposé au sultan du Maroc, fut signé à Fès le 30 mars 1912. Mais, en novembre 1912, la convention de Madrid plaçait le nord du pays (Sahara occidental) sous protectorat espagnol.

Après l’indépendance du Maroc en 1956, la récupération du Rif au nord, d’Ifni et du Sahara occidental en 1975, l’espagnol perdit beaucoup de sa vitalité. Aujourd’hui, l’espagnol n’a gardé qu’une faible position dans des centres comme Tanger, Tétouan, Nador. Par contre, le Sud demeure encore très influencé par l’espagnol qui est enseigné au secondaire et à l’université en tant que langue étrangère. Dans de nombreux cas, l’espagnol prévaut sur le français dans le Sud.

Pour ce qui est de la langue anglaise, il faut reconnaître que sa position reste encore faible sur le «marché linguistique» marocain, mais sa force augmente lentement et sûrement en raison de son statut au plan international. L’intelligentsia marocaine, formée à l’école anglo-américaine, estime que le français n’a pas le monopole de la modernité. L’anglais pénètre dans des champs traditionnellement tenus par le français, comme l’éducation, la recherche et les médias. Certains croient qu’il faudrait que le Maroc passe de la francophonie à la francophilie et à l’anglophonie, mais c’est sans compter sur la force d’inertie, et les ressources limitées en matière d’éducation (en personnel et en financement).

La Dynastie Alaouite est issue des Chorfa de Tafilalet, descendants de l’Imam Ali, lesquels s’établiront souverainement dans la région, avant d’asseoir leur autorité sur tout le pays à partir de 1666. Le fondateur de la dynastie et son chef spirituel, Moulay Ali Chérif, ainsi que ses successeurs (notamment Mohamed Ben Ali Chérif, proclamé premier Roi dès 1640) entendront réunifier le Maroc, appliquant par là une stratégie politique et militaire en conséquence.

Le climat dominant au Maroc est méditerranéen; tempéré à l’Ouest et au Nord par l’Océan Atlantique. A l’intérieur, le climat est plus continental avec des écarts importants de températures. La zone de l’Atlas est humide, l’enneigement y est fréquent. Le Sud a un climat désertique.

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