La Martinique est à la fois une région d’outre-mer et un département d’outre-mer français. Elle devrait son nom à Christophe Colomb qui la découvre en 1502. L’île est alors appelée « Jouanacaëra-Matinino », habitée par les Kalinas, qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, « l’île aux fleurs », Madiana, Matinite et enfin, par influence de l’île voisine de la Dominique, le nom est devenu Martinique. Selon l’historien Sydney Daney, l’île aurait été appelée « Jouanacaëra », par les Caraïbes, ce qui signifierait « l’île aux iguanes ». Elle est devenue française en 1635. Faisant partie de l’archipel des Antilles, elle est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l’Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.
Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Son histoire est largement marquée par celle de la colonisation de l’Amérique, par l’esclavage, les guerres d’influence entre les anciens empires coloniaux européens, l’évolution des activités agricoles, l’éruption de la Montagne Pelée de 1902 et les calamités climatiques, ainsi que les revendications indépendantistes modernes.
La forêt tropicale humide est composée de fougères et d’arbres tels que l’acajou (en anglais : mahogany), le courbaril, qui servent à la fabrication de meubles. Certains peuvent atteindre 45 mètres de haut.
La forêt tropicale sèche est composé de plantes xérophiles adaptés au carême très sec (acacia, campèche, poirier-pays, gommier rouge) et de plantes grasses (cactus cierge, agave)
Dans sa forme dégradée ou dans des conditions de sol extrême la végétation peut prendre la forme de savane, où les cactées et les plantes grasses se partagent le sol avec les herbes folles.
La mangrove est présente dans toute la Martinique:
presqu’île de la Caravelle (réserve naturelle)
baie de Génipa – Rivière Salée
baie des Anglais – Sainte-Anne (Martinique)
Rose de porcelaineLes palmiers dont l’arbre du voyageur ont été importés d’Amérique du Sud et de l’océan Indien. De nombreux arbres fruitiers sont également présents sur l’île (avocatier, arbre à pain, tamarinier, prune de cythère).
Les principales villes de la Martinique sont : Fort-de-France (90 347 hab), Le Lamentin (39 847 hab), Le Robert (23 856 hab), Schoelcher (21 419 hab), Sainte-Marie (19 528 hab), et Le François (19 201 hab).
La banane est le premier produit agricole d’exportation (57,8 % de la production agricole de l’île) tout en n’occupant que 27,1 % de la surface agricole utile. Elle occupe près de la moitié des actifs agricoles. Le rhum agricole représente 23 % de la valeur ajoutée agroalimentaire en 2005 et occupe 380 actifs sur l’ile (y compris le rhum traditionnel). La production de l’île se situe autour des 80 000 hl d’alcool pur. La canne à sucre occupe en 2005 3600 ha, soit 13.7 % des surfaces agricoles. Cette production évolue vers une concentration de plus en plus forte avec des exploitations de plus de 50 ha qui représentent 6.2 % des exploitations pour 73.4 % de la surface exploitée.
Les ananas constituaient autrefois une part importante de la production agricole, mais ne représentaient en 2005, selon l’IEDOM, que 1% de la production agricole en valeur (2,5 millions d’euros contre 7,9 millions en 2000).
Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique, les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux. Il tombe en moyenne 80 mm d’eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d’eau en octobre.
Les alizés soufflent du nord-est à l’est pendant la majeure partie de l’année, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l’après-midi pour tomber le soir. C’est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures).
Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l’anticyclone des Açores qui dirige l’alizé de nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l’hémisphère nord rencontrent ceux de l’hémisphère sud, le long de la zone de convergence intertropicale.
Pendant le temps de l’hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l’ENE à l’ouest en passant par le sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur sud. Ce secteur sud était d’autant plus redouté au temps de la colonie, qu’une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l’île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les Européens récemment installés.
La température moyenne annuelle est de 26 °C. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril, mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de décembre et de janvier. Les températures les plus chaudes relevées l’ont été à Saint-Pierre avec 37 °C en avril et mai 1986 et la plus basse environ 12 °C à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18 °C.








