
La Polynésie française est un ensemble de 5 archipels français, situé dans le sud de l’Océan Pacifique, environ 6 000 km à l’est de l’Australie. Elle comprend l’Archipel de la Société avec les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent, l’archipel des Tuamotu, l’archipel des Gambier, l’archipel des Australes et celui des Marquises, ainsi que les immenses espaces maritimes adjacents.
Population (2007): 260 338 hab.
Densité: 65 hab./km²
Langues: français, tahitien, marquisien, paumotu, chinois.
PIB (2003): . 3,8 milliards de $US
PIB/hab: 17 500 $US (PPA)
Monnaie: Franc CFP (XPF)
Statut politique: Collectivité territoriale d’outre-mer française
Capitale: Papeete 17°32′S 149°34′W / -17.533, -149.567
Gouvernement
- Président de la République: Nicolas Sarkozy
- Haut-commissaire de la Rép: Adolphe Colrat
- Président: Gaston Tong Sang
C’est un ensemble d’îles polynésiennes qui furent annexées et colonisées par la France, durant le XIXe siècle, suite à la signature du traité de protectorat entre le fils de la reine de Tahiti Pomare IV et la France en 1842. Le 29 juin 1880, le dernier souverain tahitien Pomare V, fit don de ses territoires à la France. Ceux-ci devînrent alors les « Établissements français de l’Océanie », nom qu’ils porteront jusqu’en 1958.
Ce territoire comprend plusieurs groupes d’îles et d’atolls dont la plus importante et la plus peuplée est Tahiti.

Les îles de Polynésie sont issues de l’activité volcanique de “points chauds” situés à l’intersection de failles sismiques. Ces îles suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se déplace vers le nord ouest), le “point chaud” restant, lui, fixe. En conséquence, les cratères que l’on peut encore deviner ne sont que des vestiges de l’activité volcanique et ne sont pas des volcans éteints. Ces massifs volcaniques s’enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu’à disparaître de la surface (la seule trace visible en est alors le récif corallien, dont la croissance continue compense l’affaissement du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses). Il s’agit là toutefois d’un modèle qui, s’il décrit très bien la géologie des îles de la Société (avec une île très jeune – Tahiti – située au sud-est de l’Archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des îles plus anciennes, tels Raiatea ou Bora Bora – situées au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation des autres archipels polynésiens.
Les très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs échouages. Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques passes (des ruptures de la barrière corallienne), et les profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux lagunaires, qui abritent une faune et une flore marines riches. Par contre, sur les parties émergées, le manque ou parfois l’absence totale d’eau douce ne permet qu’une flore terrestre très pauvre, et ces atolls souvent très désolés ne sont peuplés que de crustacés et servent de refuges aux oiseaux.
À Tahiti, la plus grande île, les vestiges des deux volcans continuent à culminer à des hauteurs respectables (2241 m pour l’Orohena, le plus haut mont de Polynésie française) autour de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs coralliens. Les côtes, protégées par les massifs coralliens sont faiblement érodées par la mer en raison d’un très faible marnage, et offrent de longues plages basaltiques. Tahiti et les autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au monde, sur un point océanique où l’effet de marée causé par la lune est quasiment nul sauf en début d’austral (pleine lune de la Toussaint).
Ce fait unique donne des plages très accessibles à toute heure, mais des ports difficiles d’accès (à condition de franchir les passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynésiens grâce à la pureté des eaux que traverse un faible mais régulier courant océanique. Il permet aussi l’installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau donne à la houle océanique une puissance qui donne de remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs.
En revanche aux Marquises dont la formation géologique est plus récente, les structures volcaniques sont faiblement érodées et offrent un paysage montagneux abrupt, constellé de vallées étroites aboutissant à des plages courtes aux eaux profondes. Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail.
Leur paysage offre, vu de la mer, une allure de cathédrales surgies de l’eau, d’où s’écoulent des cascades alimentant de très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte étant parsemée de petites criques cernées par une forêt d’arbres tropicaux. La richesse de ces îles a été prisée depuis l’antiquité, et les Marquises recèlent des sites archéologiques témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes parmi les plus anciennes.
Saveurs polynésiennes

L’esprit bon vivant polynésien témoigne de la joie de vivre dans ces îles, forgée par l’abondance des fruits de la terre et de la mer. Le bien-manger en est un des éléments les plus forts, avec la musique et la danse.
Art & Culture

Elle plonge ses racines aux origines mythiques des grands ancêtres navigateurs qui s’installèrent dans les îles voici 3 000 ans. Elle s’est transmise, de génération en génération par la parole sacrée. Elle? Notre culture polynésienne. De tradition orale, elle s’est perpétrée au fil des siècles, parfois oubliée de tous, et ressurgissant maintenant, là où on l’avait craint disparue.








