L’État de la Cité du Vatican est un État indépendant enclavé dans la ville de Rome en Italie. C’est un État internationalement reconnu, mais non membre de l’ONU où il possède le statut d’observateur.
Il compte 824 habitants sur une superficie de 0,44 km², ce qui en fait le plus petit État au monde.
D’une superficie d’à peine 44 hectares, l’État de la Cité du Vatican est le plus petit État indépendant du monde tant par son nombre d’habitants que par son étendue territoriale. L’État est délimité par ses murs, mais aussi, sur la place Saint- Pierre, par la bande en travertin qui relie les deux ailes de la colonnade.
Il a été créé le 11 février 1929 comme représentation temporelle du Saint-Siège (ensemble des institutions de l’Église catholique romaine), aux termes des accords du Latran signés par celui-ci, représenté par le cardinal Gasparri et l’Italie, représentée par Mussolini.
La langue véhiculaire est l’italien, et non le latin, qui est langue de l’Église catholique romaine. Toutefois, le latin est la langue juridique de l’État : le texte de référence des publications officielles est en général rédigé en latin, puis traduit dans diverses autres langues.
Le français en est la langue diplomatique : le Vatican se fait enregistrer comme État francophone auprès des organismes internationaux.
Du fait de sa très faible superficie, le Vatican est le plus petit État souverain du monde ; il est qualifié de micro-État. Il est enserré dans des murailles imposées par l’article 5 des accords du Latran et est entièrement enclavé dans le territoire italien. Toutefois, il comprend également la place Saint-Pierre, la basilique Saint-Pierre, le Palais apostolique, les Musées du Vatican et des jardins. Le Saint-Siège a également la souveraineté sur plusieurs bâtiments situés hors de la Cité vaticane, bénéficiant du statut d’extraterritorialité, à l’instar d’une ambassade, parmi lesquels :
- l’ensemble du Latran : la basilique Saint-Jean de Latran, le palais et ses annexes, ainsi que la Scala Santa ;

- la basilique Sainte-Marie-Majeure ;
- la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs et son monastère ;
- plusieurs palais abritant les services de la Curie romaine : les palais de la Daterie et de la Chancellerie (sièges de la Rote romaine, du Tribunal suprême de la Signature apostolique et de la Pénitencerie apostolique), le palais de la Propagation de la foi (siège de la Congrégation pour la doctrine de la foi), etc. ;
- le complexe de Castel Gandolfo, résidence d’été du pape.
En outre, l’Université grégorienne, la station d’émission de Radio Vatican située dans la banlieue de Rome et divers autres bâtiments exempts d’impôts et préservés de toute expropriation, ont le statut également d’extraterritorialité. Mais ces bâtiments ne font pas partie stricto sensu de l’État de la Cité du Vatican.
À peu près la totalité des 900 citoyens du Vatican vivent à l’intérieur des murs de la cité, et se composent principalement de membres du clergé, incluant les hauts dignitaires, les prêtres, les religieuses, ainsi que la fameuse Garde suisse pontificale, la force militaire chargée de la protection du pape. Il y a à peu près 3 000 travailleurs étrangers, qui composent la majorité de la main d’œuvre de l’État, mais qui résident en dehors du Vatican. Sauf exception rarissime, les personnes possédant un passeport de la cité du Vatican conservent leur nationalité d’origine.
Les langues officielles de la Cité du Vatican sont :
- le français pour la diplomatie du Saint-Siège. Le Vatican se fait enregistrer comme Etat francophone auprès des organisations internationales.
- l’allemand pour les gardes suisses ;
- l’italien pour l’État de la Cité du Vatican ;
- le latin pour l’Église catholique romaine et le Saint-Siège ;









